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Attention, les articles sont classés du plus récent au plus vieux... Pour une première visite, il faut mieux commencer par la fin!

A.R.E.A. 9

Un plaine sèche, aride. Beaucoup plus de moutons que d'hommes. Un lac, immense. Et à coté, comme égarer, une scène et de petites tentes qui cassent la simplicité de ce paysage. Voilas en quelque mots l'impression que vous avez lorsque vous vous baladez au coeur du festival A.R.E.A. 9 à Twizel. 

Nous y sommes arrivé la veille du commencement, en tant que volontaire, on avait le droit de s'installer avant tout le monde. Le contrat est très intéressant: on doit travailler entre 8 et 16 heures et en échange on a droit au ticket gratuit, à trois repas par jours et à un t-shirt! Je ne connais pas les artiste qui jouent mais je sais d'après ce que les gens disent que ce sera du lourd! Au fur et à mesure nos amis "Vineyards Victims" nous rejoignent: Kata, Jonas et E.J., un mec que je connais à peine du nom de Peter, et il y a de nouvelles victimes des vignes: Amanda panda du Canada avec Jenny Anglaise. Ca joue déjà de la guitare, ça crie, ça crache les dernières aventures. Nous formons un grand cercle avec nos tentes, au milieu il y a des chaises, des bâches et un grand drapeau. C'est le "Peace, Love and Harmony Flag", un drap qui devait nous servir de rideaux dans notre van explosé dans la jungle trois semaines plus tôt. Il y a dessiné dessus un grand arc en ciel et des animaux dans une ferme. On rigole car ils semblent tous un peu défoncés à toutes sortes de drogues!

Dès le premier repas nous faisons des rencontres. Un mec m'accoste et me dit, "Hey, avec ton t-shirt I Love NY, tu ressembles à un mec des Strokes!", en deux temps trois mouvements on est devenu super copain, il s'appelle Jay, a 43 ans et vient d'Alaska! Il est venu se garer près de nos tentes. Le soir même, alors que tout est près pour commencer le festival le lendemain, nous faisons la fête. Le van de Jay nous sert de Juke-box, la première chanson m'est dédié: "Last Night" des New-Yorkais The Strokes! On est tous ensemble, c'est bon enfant, et dans la nuit je croise de nouvelles têtes, notre petit cercles de fêtard était le plus bruyant ce soir, nous attirons du monde, la fête devient est exceptionnelle. Le lendemain, nous re-croisons les têtes rencontrés la veille, c'est drôle car dans la nuit ils sont bien différents. Certains ayant dansés tout le temps ont des jambes en cotons ce matin, d'autres qui étaient un peu saoul ont le cerveau en chewing-gum, mais d'aucun nous reconnaît et nous remercie pour la veille!

Le camping se remplit, il n'est cependant pas complet. Ce matin du 6 février alors que le festival à commencer depuis 10h, la musique est déjà bien forte. Il n'y a qu'une scène mais beaucoup d'autres activité. A.R.E.A. 9 veut dire Aotearoa Rock Extreme Aventure, du coup il y a des barges qui sautent en moto d'un tremplin à bien 5 mètres de haut. Il font des figures les jambes en l'aire, sans les mains et même la tête en bas. Parfois y en a un qui tombe, tout s'arrête et tout le monde retiens son souffle, quand il se relève tout le monde applaudit et la fête repart. Je les soupçonnes de tomber exprès parce que il n'y a jamais eu de blessé! Il y a du "Zorb", un grosse boule en plastique avec un trou au milieu, tu rentres dedans et ils te font rouler. C'est pas impressionnant vus de l'extérieur mais on dit que c'est pleins d'adrénaline à l'intérieur! Tout un coté est réservé aux magasins, il y a des vêtements, des petits bijoux, des bidules qui servent à rien et qu'on jette une fois qu'ils ont suffisamment pris la poussière sur l'étagère. Il y a ce tipi indien qui vent des pilules tripantes légales du nom de "Cosmic Corner"! Avec la musique trop forte mêlé aux cris et aux meules qui rugissent, la terre sèche et le vent qui soulève la poussière, ce festival prend l'allure d'un rendez-vous de fous furieux. C'est toujours l'impression que j'ai lorsque je suis dans un festival, il y en a de partout, tout les sens sont en éveil. On se sent ivre de vie même si l'on a pas encore ingurgité le moindre breuvage. 

Ce soir nous entendons un truc qui nous intrigues, c'est Kora qui joue. Arrivé à la scène c'est une étrange musique qui me prend le coeur. Du dub, du reggae, du rock et de l'éléctro mélangé pour donner un sacré moment. En particulier une chanson qui vous emporte petit à petit dans un univers magique. Nous sommes resté à danser un bon moment, le groupe suivant était Katchafire et ce soir là j'ai découvert le reggae! Cette nuit c'est à moi de travailler, de minuit à 8 heures du matin. Lorsque j'arrive avec Ben et Jesse au briefing, la fille nous dit que c'est la ronde de nuit, qu'il faut juste passer toutes les heures dans le camping vérifier qu'il n'y a pas de légumes et que ceux qui sont fatigués peuvent aller dormir. J'ai fait deux rondes, soit vingt minutes de boulot à proprement dis, avant d'aller me coucher!

Le lendemain je me sens pas jojo. Je peux dormir un peu heureusement. quand je me lève, j'attrape la guitare et commence à jouer assis au milieux de nos tentes. Plusieurs personnes me rejoignent, je joue du manouche, ça sonne russe, les gens dansent le Kazatchoc (les jambes en l'aire l'une après l'autres...) en cercle.  Jesse vient m'accompagner à la guitare et sur le dernier accord dans un élan de folie je lance ma guitare en l'aire, peut être un peut haut quand je la voit redescendre et s'écraser au sol! Elle est indemne, c'est devenue une professionnelle de la haute voltige après l'accident de voiture! La journée commence follement, comme je les aimes! C'est toujours la même ambiance.

Je ne vous ai encore pas parlé d'Amanda. Amanda est une des "Vineyards Victims", elle travaillait juste la semaine après que je sois parti. Elle à 28 ans, viens du Canada et est une fan de sa petite soeur! Nous avons passé quelques bons moments à parler assis sous la canicule. Elle me faisait rire, sont Leitmotiv était "Let's Get Involved" et elle servait à tout bout de champs à chaque personne qu'elle rencontrait des "Community cigarettes!". Nous avons vus tous ensemble le concert des Black Seeds, figure de proue du reggae Néo-Zélandais. Les lumières fluos vont vachement bien avec Peter qui à enfilé le drap "Peace Love And Harmony", tout le monde veux une photo avec lui!

J'ai toujours du mal à décrire toutes mes sensations mais maintenant je sais que certaines ne veulent pas sortir car elles m'appartiennent, ces nuits étaient incroyables de rencontres et de bons moments. Nous n'avons même pas pus se séparer le lendemain et avons dormis ensemble au bord d'un lac. Toutes ces aventures m'on ouverts des portes quand à ce qu'il me reste à faire en Nouvelle-Zélande, le chemin continue!

Du 5 au 7 février 2009, Entre Twizel, Omarama et le lac Ohau.

Le Retour Du Nomade

Bon voilas, y'en à qui le savent, d'autres non...

Je suis de retour en France! Mon récit est loin d'être terminé, alors pour ceux et celles qui s'inquiéteraient de qu'elle blog lire maintenant que je suis rentré pas d'affolement, je compte bien finir... et même correctement!

Ca prendra peut être du temps parce que j'ai des concours et du boulot par ici (Finie la vie "facile"!), mais ça je le savais d'avant mon épopée: on est tellement content quand c'est achevé!

A tout ceux que je n'ai pas encore revu, un petit mail, un petit texto et on ce fait une bouffaille!

A ciao bon soir!

Vivre!

Ce chapitre de mon voyage, tellement diffèrent de tout ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant s'est achevé le 27 Janvier, alors que nous avions retrouvé Ben et Lucas. Nous avons tous eu l'impression de rencontrer de nouvelles personnes, parce que chacun avait fait un petit bout de chemin et avait quelque chose à raconter et parce que les barbes avaient poussées de manière impressionnante! Les deux autres avaient pris le temps de passer par Takaka, une ville beaucoup plus au nord du chemin pour nous rejoindre. Ils avaient passé la journée à fouiller dans les magasins d'occasion qui sont très communs ici. Ben porte son nouveau T-shirt Bob Marley disant "My Home Is In My Head!" et Lucas, dans un soucis d'aération porte désormais un pyjamas rouge bordeaux et ce à longueur de journées! Les nouvelles sont agréables, ils ont trouvé un festival de musique où l'on peut être volontaire avec ticket, repas et camping fourni! Le festival Area 9 qui ce tiendra à Twizel du 6 au 8 février sera donc notre hôte!

Nous décidons de prendre la route tranquillement en direction de Fox Glacier qui comme son nom l'indique est un glacier! Mais il a cela de particulier qu'il descend paraît-il jusqu'à la mer! Nous prenons trois jours pour y aller, on rencontre deux Allemandes sur l'une des plages ou l'on dort. On croise des Combi VW. Chaque jour je prend soin d'écrire dans mon bloc note ce que je ne veux pas oublier, ce que je doit faire partager dans mon récit maladroit. Alors que nous revenons de la plage pour dormir près de la ville de Fox Glacier (qui ressemble plutôt a un village, voir même un hameau!) surgit l'action la plus déterminante de tout mon voyage. Peut être la plus belle leçon que j'ai eu l'occasion d'apprendre. Une claque sur les deux joues et les deux fesses en même temps. Une route en gravier, un Vivien qui dit : " Uh... It's feel like driving snow, I should take care!", et un virage plus loin: "Hiiii, blang bong crack boom...". J'ai perdu le contrôle du van dans un virage en pente, après avoir virer gauche puis à droite, les roues ont repris de l'adhérence et nous avons foncer droit dans la jungle. Dans les filmes on vous dit souvent que l'on voit toute sa vie lorsque l'on pense être proche de la mort, mais c'est des conneries. On a pas le temps de penser à quoi que ce soit que déjà nos muscles sont pâte à modeler. Vous fixez les branches qui fracassent le pare-brise juste devant votre visage. Le temps que le van s'arrête vous parait être un éternité. Vous ne pensez pas, vous vivez. D'ailleurs c'est la première chose que vous pensez lorsque vos sens qui fonctionnent encore vous indique que tout est fini et que plus rien ne bouge: "Je suis vivant!".

Notre première réaction fus de vérifier que tout le monde vas bien. Ben et moi sommes saint et sauf, mais le van fait des drôles de bruit et vacille d'avant en arrière de manière inquiétante. On est sortit du van et notre deuxième réaction émanant de nos têtes remplis d'adrénalines fus de prendre des photos. Le van est défoncé. Nous avons percuté trois arbres du coté conducteur, le van tient grâce à une branche coincée sous les roues. La clef à sauté du starter et un petite fontaine de diesel coule sous l'engin. Cinq mètres en amont de la route seul deux rangés d'arbres séparent la route du ravin, ici il y en a quatre ou cinq. Et nous sommes au plein milieux d'une jungle qui fait des drôles de bruit, à une vingtaine de kilomètres de Fox. Un scénario digne de Hollywood!

Aujourd'hui je positive sur cette épisode car je connais la suite, mais je peux vous assurer que je ne faisais pas le fière. Dans notre malheur nous avons rencontré une chance incroyable. Bien sur il n'y a pas eu de blessé (Mis à part mon compte en banque pour retirer le van du trou!), mais le gars qui est venu couper l'arbre du milieux de la route à minuit a été d'une gentillesse incroyable. On a pus dormir chez lui trois jours, utiliser douche, lessive, électricité et cuisine. Un soir on rencontre une fille qui nous propose trois ticket d'une valeur de 90 dollars chacun pour un tour guidé sur le glacier. Ma cuisse me faisait mal, je ne pouvait pas marcher correctement alors ils y sont allé pour moi. J'ai perdu beaucoup de chose dans cette accident, notre van, mon portable et mon adaptateur mais je n'ai pas gaspiller mon temps. C'est ce qui compte lorsque l'on voyage!

On s'est bien organisé, Ben et moi avons pris le bus pour Wanaka et Lucas et Jesse nous ont rejoins en voiture. On a passé une nuit sur place, puis Lucas a fait de la chute libre et nous sommes parti à pied directement du petit aéroport avec Ben. Il y a 300 kilomètres entre Wanaka et Twizel où ce tenais le festival. Nous marchons 5 km et un groupe de la jeunesse catholique nous prend dans sa voiture et nous dépose a Twizel directement! On a bien sympathisé avec ces gens, ils on été très ouverts avec nous, ce que nous pensions de la religion et ce que nous faisions en Nouvelle-Zélande. On leur a promis de passer les voir a Oxford (Près de Christchurch en NZ...).

Vient le festival, un moment plein de féerie! Nous étions beaucoup de "Vineyard Victim" a se retrouver ici. Il y avait même des gens que je ne connaissais pas qui on travailler la semaine ou je suis parti avec Jesse. Ce festival fus exactement ce qu'il nous fallait pour retrouver la flamme qui fait du voyage une aventure magique.

 

Du 27 Janvier Au 6 Février: Dans La Jungle Et Sur La Route De Greymouth A Wanaka A Twizel

Le Temps D'un Arrêt A La Station Vivez Vos Rêves

Cela fait longtemps que mon voyage à tourné au rêves. A vrai dire c'est depuis que j'ai quitté ma chambre sans fenêtre de Auckland. Maintenant, après trois mois de voyages je crois en connaître un peu plus sur la vie. Les épopées que j'ai vécu depuis le début sont nombreuses, parfois simples parfois très intenses. Des fois elles font rires des fois beaucoup moins. Mais pour chacune d'elles j'ai eu une leçon à retenir. Par exemple celle d'aujourd'hui alors que j'utilise à nouveau mon ordinateur serait: Ne presse pas "OK" dans l'empressement lorsque tu ne sais pas de quoi parle la fenêtre surgissante Itunes, en particulier quand ce geste que tu penses anodin et sans grande conséquences supprime les 5000 chansons de ton Ipod! 

Aujourd'hui, 16 février, j'ai un mois, une semaine et 6 jours de retard sur mon récit. Bien sur je me sens un peu coupable d'avoir fait tarder la chose. Ecrire n'est pas une obligation mais un challenge pour moi. Toutefois, je ne pense pas l'avoir raté. J'ai vécu mon aventure comme elle venait depuis que j'ai laissé inachevées mes maladroites nouvelles. Le temps qu'il m'a manqué pour écrire et la motivation qu'il me fallait a été absorbée par différentes mésaventure qui auraient pus avoir des conséquences beaucoup plus graves que la perte du file dans mon écriture. Aujourd'hui je suis de retour à Christchurch sur la côte est de l'île du sud, laissez moi vous raconter comment cela est arriver. L'échelle du temps n'a pas d'importance tant que l'on sait que c'est ancré dans une mémoire. Les émotions et les rencontres sont bien suffisantes pour prendre la peine de décrire tout ceci!

A Blenheim, nous avons croisé Andrew qui jouait dans la rue, Amanda sa copine du Canada, et Brice, Nick et Jesse! La petite tribu de Rarangi beach s'est agrandit au fur et à mesure et finalement tout les soirs c'était un bouillon de guitare, bollas, mandolines, beat box et toutes les histoires de chacun se retrouvaient emmêlées pour faire une belle communauté de travailleur du vin. Il y avait Crow Beat boxeur impressionnant venu avec Andrew et sa copine Suédoise elle aussi appelée Amanda. Il y avait le trio Kata canadienne, E.J. du Colorado et Jonas lui aussi de Suède. Il y avait ces gars Matt et Pablo d'Afrique du sud. Même Ben était de retour avec nous après s'être fait virer de Coromandel (On ne saura jamais pourquoi!). Toute cette belle tripotée de personnes venue de 4 des 5 continents c'est retrouvée ici pour la même cause: nous étions donc les "Vineyards Victims!". 

Le travail dans les vignes était crevant, j'ai pris un coup de soleil énorme sur les épaules. Nous avons profiter d'un week end pour construire un lit et poser de la moquette haute qualité que nous à donner Steve, le garagiste. J'ai réfléchit pendant longtemps à ce que mon père m'avait dit, et j'en ai conclut que je l'ai mal interprété. Lors de la deuxième semaine de travail j'ai changer mes plans. Ca fait du bien de travailler de temps en temps, on reprend les pieds sur terre et on apprend la vraie valeur de l'argent, mais la Nouvelle-Zélande n'est pas le bon endroit et le bon moment. Lorsque je rentrerais en mars, j'aurais 5 mois avant que les études reprennent pour travailler, alors à quoi bon travailler maintenant! Nick et Brice étaient partis pour Christchurch et Jesse voulais prendre la route vers l'ouest pour voir de la nature. J'ai sauté sur l'occasion et dans sa voiture après avoir quitté le travail. Ben et Lucas nous retrouverons peu de temps après. Nous sommes partis le lendemain d'une super soirèe où Andrew et Crow ont joués tout les deux dans un bar.

Le voyage a pris alors une autre couleur. Voiture la journée pour trouver les coins les plus jolies et attrayants et dormir comme on le peu, au début dans la voiture puis ensuite sur la plage. Nous sommes devenus des spécialistes en matière de feu de plage. Chaque soirs nous avons allumé la flamme qui cuisinait nos saucisses et notre thé. J'ai acheter un duvet, ce qui est comme l'appareil photo sur la liste des chose à ne pas manquer d'amener en voyage! La nuit n'était pas trop froide, et avec la fumée du feu que nous tentions de faire tenir toute la nuit les moustiques et mouches étaient absents.

Il y a cinq instants que je dois décrire pour cette incroyable expérience. Le premier est la découverte de l'endroit: quitter la route principale et se diriger vers la mer pour trouver un terrain dégueulasse de sacs plastiques et boites de conserve ou pour découvrir une plage vierge de toute trace de pas avec des vagues translucides. Et on peut dire qu'on en a parcouru de la route pour trouver des coins magnifique isolé au possible de tout touriste ou ouvert aux rencontres. Le deuxième moment est comme vous le présumez sûrement le couché de soleil, chaque fois différent. Rose, Orange, Rouge, Violet ou tout en même temps. Rythmé par la mer et décoré par les mouettes qui surveillent la moindre odeur de bouffe. L'instant suivant est plus personnel et particulier à ces jours avec Jesse: Lorsque nous prenions les guitares et chantions aussi fort qu'on le pouvait. Aucun voisin à emmerder, aucun chien à effrayer alors qu'est ce qui nous empêchait de crier au diable. Nous nous échauffions au blues et finissions au gipsy. Notre chanson fétiche était "Start Wearing Purple" de Gogol Bordelo. L'instant qui vient est négatif, il ne fallait quand même pas s'imaginer qu'il y aurait que des points positifs dans cette aventure magnifique. Lorsque j'ai dit que la nuit n'était pas froide je n'ai pas menti, mais au petit matin, une heure avant que le soleil ne ce pointe mais qu'il à déjà empli le ciel de sa lumière, le sable et l'aire sont très frais. Il faut calculer la bonne position dans son duvet pour ne pas ressentir le froid vous lécher la nuque et vous emplir de cette sensation très peut agréable lorsqu'on dort. Ca reste un petit prix a payer pour une vie pareil (Je me souviens d'un détail croustillant de cette période de la nuit, alors que nous dormions sur une plage où nous n'avons croisé qu'un seul chien, Jesse s'est fait mordre le bout du nez par une mouette à la recherche de nourriture, les quelques bouteilles de bières servirons à les effrayés!)! Le dernier instant vient quand vous décidez de vous lever finalement après avoir suffoqué dans vos drap à cause du soleil qui tape très fort. Ce moment est un de mes préféré, vous découvrez la nature environnante d'une toute autre façon! Comme lorsque vous voyez pour la première fois votre copain ou copine au levé du lit, les yeux, les cheveux l'expression entière est tellement différente. Cette instant dont je vous parle est pareil sauf que vous êtes une partie de cette nature changée, vous pouvez le sentir dans la manière dont vos pupilles réagissent mal à la lumière éblouissante du soleil. Une preuve que la nature, c'est la vie.

Maintenant passons a l'aventure en elle même, rien de fracassant dans mes excès, mais certaines rencontres vont laisser à coup sûr une empreinte dans un coin de ma tête. En particulier cette longue nuit du 25 Janvier à Greymouth. On sirote un bière local Montheys, on parle à l'assistance. Il y a Arie qui est Israélien, il à un étrange opinion du monde, pour lui Bush a fait ce qu'il devait faire, les Américains sont les sauveurs et ils sont protecteurs incontesté du monde. En tout cas de l'Israël c'est sur avec tout le pognon qu'ils leur donnent. Il y a ce français Antoine avec qui je discute un moment, il est né à la clinique des Cèdres comme moi, trouve que Grenoble est une ville magnifique mais il n'y remet plus les pieds, a cause de certains événement qu'il veut oublier. Nous trinquons a la chartreuse (oui oui, ici aussi!). On quitte le bar du backpackers, on file dans d'autre club avec les anglaises plastiques, on rentre finir les bouteilles qui traînent dans les sacs dans la salle commune et la chute spectaculaire arrive sans qu'on l'attende. Un mec ouvre la porte doucement, on croit que c'est le patron qui vient nous engueuler, mais pas du tout, c'est un français bourré comme un coin qui demande de l'aide. Il s'est enfermé nu au dehors de sa chambre en allant aux toilette, ne trouve personne et a fini par ce résigner a dormir dans le salon, un coussin sur la kekette en attendant le premier debout! Il a de la chance que l'une des réceptionnistes soit avec nous et puisse lui ouvrir! Cette histoire ne vous fait peut être pas grand effet sur vous, mais figurez vous la scène, une tête de bon français sort de l'ouverture de la porte, parle de son accent le plus fort et tente de cacher un maximum son corps nu, seulement il n'a pas remarqué que la porte est en verre! Le lendemain c'est en rigolant que nous rediscutons de toute l'affaire! (Il a même essayer de rentrer par la fenêtre depuis le balcon qui donne sur la rue principale...héhé!)

Cette semaine fus incroyablement bonne. J'ai pris en plein les yeux ce que la nature m'offrait et elle a été généreuse. Mis à part allumer un feu je n'ai pas appris grand chose. Je me dois cependant, après que ce rêve se soit réalisé, de revenir sur l'un de mes propos. Ma comparaison entre la nature et les prostituées était un peu déplacer. Car contrairement au prostituées, on ne ressent aucune mauvaise conscience et pas la moindre sensation désagréable pendant et après que l'on ait profité de la nature. (Ceci en considérant mes pensées personnelles concernant la prostitution et mon manque totale d'expérience dans le domaine des péripatéticiennes, si je me trompe merci de ne pas en prêter attention!).

Du 8 au 26 Janvier 2009, Entre Blenheim et La Merveilleuse Côte Ouest De l'Île Du Sud

Sorry!

Bon j'ai complètement changé le dernier post. Excusez moi!

J'avais écrit ce post a 200 a l'heure et il ne me plaisait pas alors j'ai changer.

Marie-Anne, pas encore trouvé de tarte a la framboise par ici mais promit si j'en trouve pas ce sera le sable pour feuille!

Moi ça va et vous? J'apprend que beaucoup de gens tombent malades dans vos montagnes! Soignez vous et a très bientôt!

Il Est Temps De Payer

 

Ce mardi, le boulot s'enhardit. Les vignes sont plus touffus et nos muscles moins copains. Rien à signaler la journée. Le soir par contre nous retournons à Rarangi et rencontrons d'une manière très étranges Marlène. Alors que nous nous préparons à cuisiner le même sandwich quotidien, une fille nous dit bonjour de loin. Elle a l'aire aigri, blasé et sans intérêt! Bon au moins elle à fait l'effort de dire bonjour donc elle est pas si méchante. Après le repas encore une fois excellent (le jambon, mayo, cheddar, tomate on n'en sent plus le goût après un certain temps), la fille nous interpelle. " Do you want some beer?". Je l'écris en anglais mais en vérité ça sonnait encore une fois trop français! Elle a toujours le même ton ferme. Je me rappellerais toujours de la manière avec laquelle elle nous a dit ça, un peu comme on dit "vous voulez ma photo?"! Bon évidemment l'Allemand il a acquiescé au plus vite. Trois Speight plus tard je comprend mieux sa situation: elle a bossé toute la journée,et n'a plus un rond enfin le coup de pompe quoi. La soirée file à l'allure d'un vieux train, on est bruyant, on prend le temps d'écouter l'autre, en direction d'une nouvelle amitié. 

Ce matin nous sommes le 7 janvier, dans sept mois j'ai 20 ans! Debout 5h30 et en route pour le boulot. Je conduit, sur la grande ligne droite qui mène à la route principale, un petit bruit ce fait entendre dans le moteur. Sur la grande ligne droite qui mène à Blenheim un gros bruit ce fait entendre. Je voit dans le rétroviseur des morceaux qui vole derrière la voiture et m'arrête. Des bouts de métal encore chaud qui gisent sur la chaussé, de la fumée qui sort du capot, et nos têtes dépités. Comme on l'avait noté, avec toute la chance que nous avons eu jusqu'à maintenant, il y à forcement un moment où on se fera avoir! On appel vite le patron, il dit qu'il viendra nous chercher vers 10 heures, la ville est trop loin pour qu'on marche. On regarde vite dans le moteur, pas de fuite, pas de problème visible pour les amateurs que nous sommes. D'ailleurs maintenant il démarre, mais dans un tel fracas qu'on ose pas rouler. On passe le temps comme on le peut: sudoku, discutions sur oui ou non elle roulera à nouveau, sieste rapide. Après midi on décide de le rappeler. "Ah oui, euh, maintenant c'est trop tard pour travailler mais je viens pour vous tirer jusqu'à un garage!". Ok, c'est bien lui le boss, il sait y faire!

Arrivé à 15 heures, nous avons attendus dans la voiture 9 heures. Il nous emmène dans un garage où un jeune copain tchèque bosse. Il regarde la voiture, nous regarde, appel son grand collègue qui regarde, nous regarde et appel le patron. Lui regarde l'engin, puis nous regarde et demande: "vous avez fait du tout terrain?". Il y a sous l'engin un trou de 5 centimètre carré. Le moteur a littéralement explosé. Il nous demande qu'est ce qui c'est exactement passé et ses yeux deviennent grands comme des avocats lorsque nous lui expliquons que le moteur démarre toujours. Effectivement en y réfléchissant bien avec un trou pareil c'est incroyable que ça tourne encore à l'intérieur! Il nous confirme que la voiture est morte, paix à son âme et paix a notre porte monnaie qui vas en prendre un coup. Je me sens complètement perdu. On discute dépité avec le grand garagiste, il nous faut ou un nouveau moteur ou une nouvelle voiture. Un van serait le paradis! Le mec nous prend au mot et en deux secondes on se retrouve dans sa mercedes importé d'Allemagne pour voire si le van qui était en vente est toujours là sur le parking de la gare. Il n'est plus là mais notre garagiste ne manque pas de ressource, un autre garage puis son fils qui vend un vieux Toyota Hiace. Il n'y a rien dedans mais tout est en règle, le moteur est bon, la carrosserie est refaite. On fait un tour, on ce croit dans "Little miss sunshine"! Après toutes les vérifications, on décide de l'acheter. Ce n'est pas trop chère 1500 dollars soit 700 euros, ceci étant dit après l'achat on a plus que 25 dollars jusqu'à la prochaine paye qui est vendredi dans deux semaine. On fait aussi un deal avec le patron du garage: on lui laisse la voiture qui ne marche plus et en échange il nous fait le contrôle technique. Ca prendra deux jours mais au finale on y gagne! Bon bien sûre on peut pas dire que ce soit une bonne affaire. Nous passons un peu de temps a attendre que le patron commence le contrôle. Nous avons le droit de charger nos batterie au garage. J'en profite pour appeler en France. Hier j'ai trouver une carte pour appeler et cela ne me coûte que 5 centimes la minute. C'est toujours un plaisir d'entendre la voie de ses parents. Mais la discussion me dérange un peu. Mon père me dit qu'il ne veut pas que je vive comme un clochard, mais pour moi ce que je vie jusqu'à présent est loin d'une vie de clochard. D'accord je dors dans la voiture, mais pas dans la rue. J'ai plus beaucoup d'argent et mon père me dit qu'il ne veut pas me laisser comme cela. Je ne comprend pas bien ce qu'il me dit alors il faut que j'y repense parce que lorsque je raccroche je suis un peu énervé. On a perdu beaucoup d'argent et de temps. Deux jour de boulot en moins parce que le patron ne peut travailler sur le van que le lendemain. Mais nos problèmes sont réglés. Le soir nous passons encore du bon temps avec Marlène et Edouard, il y a un Maori qui pêche et vers 10 heure il nous amène un poisson gros comme une cuisse de dinde. Il sera cuisiné par Edouard, c'est tellement meilleur dans ces moments là!

 

Du 6 au 8 janvier, au boulot, sur la plage, au garage de Blenheim.

 

Working Progress

Travailler n'est pas encore une nécessitée pour moi, mais cela me fais sentir utile et ça me raccroche à la réalité. Nous voyageons depuis maintenant presque une semaine et nous avons un morale d'acier pour commencer. Debout à 5h30 pour se rendre au point de rendez vous. Il y a ici des dizaines de backpackers qui comme nous recherchent un peu d'argent. Quelqu'un toc a la vitre et nous fait signe de la baisser, c'est la fille du téléphone venue le récupérer d'elle même! Elle nous demande notre numéro car elle veut en remerciement nous offrir un petit quelque chose. On fait les mecs qui ont agis sans intérêt! Deux van ce gare près de nous, on comprend vite que c'est les patrons car il ce produit un mouvement de masse. Ils parlent un anglais avec un fort accent, en deux temps trois mouvement on ce retrouve sur la route pendant une demie heure pour atteindre la parcelle sur laquelle nous allons travailler aujourd'hui. On donne nos noms, 75 dollars de cautions pour les outils et nos numéros de comptes. Nous sommes payer 14 dollars de l'heure, et comme c'est les vacances nous avons un bonus de 8 pour cent sur la paye. Nous signons le contrat, mon premier! Il y a cependant quelque chose qui déjà me dérange et je sens que ce n'est pas prêt de s'arrêter. Le staff et plusieurs employés ne parlent entre eux que le tchèque. Déjà que c'est pas très poli, en plus cette langue est un peu irritante!

Le boulot est plutôt simple, il faut tirer les fils de métal qui soutiennent les vignes afin de débloquer les branches et les rattacher un cran au dessus. Si une branche dépasse de trop on a pas besoin de s'en soucier, le tracteur passera et les coupera. Selon les coins il faut tirer plus ou moins. Parfois c'est le cran du poteau suivant qui lâche et la chute est inévitable. Dés le premier jour je me suis farcie un caillou sur la fesse gauche, ça me fait un peu marcher comme un pingouin au début! La journée ce passe très bien. On est content mais un peu crevé, à utiliser les trapèzes toute la journée, le soir ils ont doublés de volume! Nous dormons sur un espace réservé au camping avec toilette au bord de la même plage de Rarangi. Nous rencontrons Edouard, il est un peu facile de deviner qu'il est français avec cette accent plutôt fort! Tout les deux, nous mettons en place une règle importante: pas de français entre nous tant que l'on se comprend. Il est marrant et nous aide beaucoup avec la nourriture, il a un réchaud a gaz! Il se proclame végétarien à tendance carnivore. C'est à dire qu'il se donne le droit de manger de la viande si il sait exactement d'où elle vient.

A ce moment là de mon voyage je pensait passer une semaine très dure, a faire le même boulot, sans action, sans péripéties. Mais c'était sans compté sur certains détails qui me sont arriver et bien sure sur des rencontres encore palpitantes!

Lundi 5  Janvier, Quelque part dans un champ de vigne entre Blenheim et Seddon

Back To City Life

 

Ce samedi, a 13 heures nous arrivons à Wellington, la rue est bondée et le jongleur fou est toujours là. On cherche les ferry, il y a deux compagnies qui font le trajet vers l'île du sud, on prend bien évidement la moins chère. 240 dollars pour deux personnes et une voiture! C'est beaucoup mais on a pas vraiment le choix. Le départ est a minuit et demi, on à plus de huit heures à dépenser, on trouve internet, un café puis un parc, un sommeil. Après tout ce temps à traîner, nous sommes les premiers à l'embarquement. Etant un connaisseur du Corsica-Ferry, je sais qu'il faut se dépêcher pour avoir les grand canapés. On dort tout le trajet, comme des loirs. On ne rate rien du paysage alors pourquoi ce gêner!

Encore une fois un chapitre de mon voyage se ferme. Après avoir visiter la folie Hong-Kongaise et le calme de l'île du nord, me voilas dans la nature réputé magique de l'île du sud. J'adore le changement, la monotonie des cours m'a toujours été insupportable. Par exemple la philosophie. Au début de chaque chapitre je suis a fond, concentré à essayer de répondre aux problèmes. Mais après trois ou quatre heures, nous traitons les mêmes questions sans cesses. Je sais que c'est nécessaire et que c'est l'essence même de la philosophie mais moi je ne peut pas rester là à écouter des phrases qui ne varient l'une à l'autre que part un petit détail. Le prof me croyait pas intéressé, ignorant du plaisir d'apprendre. Il me l'a dit lui même lorsqu'au début d'un chapitre je posais une question très pertinente. On a beau me dire que c'était un coup de chance, mais moi je sais que mon 13 au bac, j'ai bosser pour l'avoir. Il me faut toujours du changement, de l'action. Même si lors d'un match de tennis j'ai des bonnes sensations, la balle file là où je le veux et je gagne, après un moment je me lasse et j'ai besoin de tension, de nervosité.

On arrive a Picton, mais on ne reste pas ici. Blenheim, région viticole offre du travail à tous les coins de rues et on a déjà contacté un certain Alex pour du boulot. Nous cherchons les coins intéressants dans la ville, un kebab, un kiosque, un bar à vin appelé le scotch. En marchant, je trouve un téléphone qui à perdu son propriétaire. Je le prend en me disant que quelqu'un appellera forcément pour le retrouver. Nous cherchons finalement l'endroit le plus intéressant pour passer la nuit. On conduit une bonne heure avant de découvrir une plage sans grands monde qui semble être à notre aise. Un texto sur le portable égaré, apparemment c'est une fille vu ce que ce "Mick" dit! Le sable est blanc, l'océan agité. On cuisine rapidement des sandwich froids qui sentent l'odeur des bananes emballés dans le même paquet que le pain, on refera pas deux fois cette erreur! Un appel sur le téléphone orphelin. C'est le même mec qui s'inquiête de la non-réponse de sa copine! Et il est furax que ce soit un garçon qui réponde: -"quoi, mais t'es qui toi, passe la moi, d'où tu réponds au téléphone de ma copine?". Il me faut un peu de temps pour le calmer mais finalement il comprend la situation et je lui explique que nous travaillons ici et que demain je poserait le téléphone a la réception du backpacker servant de point de rendez-vous aux travailleurs.

Nous sommes vraiment crevé pour vraiment profiter des dernières lueurs du soleil qui malheureusement se couche dans les terres, du mauvais coté. On s'est dit que la nuit était cruciales dans le ramassage des fruits car on travail au soleil et qu'il faut avoir la patate le jour! 

 

3 et 4 Janvier, sur la route du travail.

Assoiffé d'aventure

 

Assoiffé d'aventure, la lumière plein les yeux. J'ai une piqûre grosse comme un oeuf de caille dans le dos. Il faut que je me retourne mais dans la voiture c'est difficile. Il faut faire attention au voisin, ne pas laisser un seul carré de peau à la merci des moustiques. Je me lève et joue le blues matinal assis devant l'océan. En général je suis le dernier debout mais ce matin, même s'il est déjà 5 heures de l'aprèm, j'ai envie de me sentir chez moi. C'est une sensation qui arrive lorsque l'on voyage. Elle est un peu désagréable mais elle me rappel que j'ai quelque chose auquel me raccrocher. Comme si c'était ma religion, mon dieu qui m'assure un avenir. 

Six heures de l'aprés-midi, nous allons chez Ned.  Il est toujours souriant, le THC ça aide! Douche, ravitaillement des bouteilles d'eau. Nous nous saluons a la manière des Maoris: front contre front, tu sens la force du souffle de l'autre qui te remplie d'énergie. Nous avons appris beaucoup de chose chez lui, ou plutôt chez eux car c'est une vraie communauté. 

En route pour le sud, C'est le même spectacle. Collines interminables et bout d'océan a l'horizon. Lucas rugit, puis deviens blanc. Nous sommes sur la réserve, nous ne savons ni depuis combien de temps et ni ou ce trouve la prochaine station essence. On roule inquiète le pied léger et les oreilles grandes ouvertes au moindre saut du moteur. Après 45 minutes, nous croisons un agent de la route en train de repeindre un barrière en blanc. Il nous rassure, le village est a 8 kilomètre et il y a de l'essence. Si il nous croise arrêté sur le chemin il nous tirera. Mais ça se passe sans problème. Le soir, dodo a Waihua une jolie plage de sable blanc. Il n'y a des voyageurs mais c'est suffisamment éloigné pour que ce soit intéressant. Assis sur un tronc, a la plage tout en mangeant un sandwich, nous croisons un Maori avec des dreads longues jusqu'à ses genoux. On parle nature et Nouvelle-Zélande. Il nous raconte que les Maoris ne sont pas les vrais natifs de l'îles que ce nom signifie peuple mixer. Les Maoris sont arrivé il y a environs 600 ans, ce sont des Hawaiiens qui ce sont mélangez avec les vrais natifs, qui par ailleurs comme vous avez pus le remarqué on un nom tellement imprononçable que j'essaye d'expliquer cette histoire sans avoir a les citer, mais c'est impossible! Il nous raconte que lui et son peuple sont très respectueux de la nature, il ne faut pas boire ni manger sur la plage, encore moins porter des chaussures. Je lui demande alors pourquoi il fume une cigarette, il me répond que c'est différent, la nature leur a donner la weed alors ils peuvent la fumer sans le soucis de blessé la vielle mère. Une étoile fillante vient troublé le parleur. Il s'apprète a nous raconter une histoire fabuleuse, dans ses yeux on peut lire qu'il veut nous apprendre qu'elle que chose. "Savez vous que les étoiles fillantes ne sont pas des étoiles qui bougent mais une amas de rocher qui travers l'atmosphère et entrent en fusion?". Héhé. "Non, enfin, waouh!". Aller au dodo les enfants, maintenant il faut reprendre des forces!

On recharge les batteries le lendemain et reprenons la route. Nous commençons le travail le lundi alors nous avons trois jours pour atteindre Wellington ce qui est largement suffisant. Aujourd'hui on a un plan, quelque chose d'un peu stupide mais on est bien du genre. Le village avec le plus long nom du monde. Au abord de celui-ci on ce perd un peu, on a quitté la route principale depuis bien longtemps et maintenant il n'y a plus grand monde. Ca ne ressemble pas a un territoire Maori. Nous demandons notre chemin dans un village, il est anglais et nous accueil d'un mauvais oeil. Nous trouvons finalement notre trésor. Un panneau de 5 mètres de long, 85 lettres pour un seul mot! Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu. On c'est bien marrer à regarder ce panneau à compté les lettres et trouver à chaque fois quelque chose de différent! Puis on est retourner en chemin, la première jolie plage nous sert de maison. Demain on est en route pour Wellington!

 

2 et 3 Janvier 2009, entre Reporua et Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu

 

Un Nouvelle An En Terre Inconnue

 

On tourne a gauche, on prend a droite, route de Ruatoria Beach, on reprend a gauche. Des petits demis-tours, des grandes gerbes de poussières du a la route en terre. Puis finalement une Ford bleue avec une rame sur le toit comme indiqué sur le texto d'Eduardo. Nous descendons les rochers, suivons le petit chemin a peine visible et croisons deux Maoris, l'un a un tatouage gigantesque de Bob Marley dans le dos. "Bonjours nous cherchons Ned et Eduardo, sont-ils à la plage?" Réponse immédiate et froide: "Je suis Ned". On ne s'attendait pas du tout a un mec costaux comme ça, en vérité on s'attendait a un anglais gringalet plein de taches de rousseurs! Le gars nous regarde méchant et ce met a rigoler comme une baleine: "Allez les gars tirez pas cette tronche! On vous attendez, par ici il y a de la pêche et la plage".  Il nous indique le chemin et nous découvrons avec émerveillement une plage incroyable. Protégée de tout regards et impolitesses touristiques, il n'y a que quelques pêcheurs et un nageurs qui sort péniblement des vagues tout secoué. C'est Eduardo! Nous faisons des signes, c'est facile de le reconnaître avec un sourire pareil! Tel le générique d'une mauvaise série télévisé, nous courons sur la plage et sautons dans les bras l'un de l'autre ( Sauf que dans les séries ils ne tombent pas dans le sable.).

La plage est d'un sable blanc lumineux presque comme la neige qui tombe en ce moment en France. Il y a des rochers qui émergent du sol par endroit comme des canapés naturels. L'eau est bleu mais pas comme sur les cartes postales, c'est un bleu froid, tacheté de blanc à cause des vagues impressionnantes mais juste assez pour ne pas en être effrayé. Eduardo me réchauffe le coeur. C'est le genre de personne qui d'un regard dévoile tout une vie. Une vie de voyage, de rencontres, de connaissance et d'instincts. Il a suffisamment d'énergie pour en donner aux autres. Il a emprunté un kayak à Ned et une rame, nous faisons du surf avec, nous nous fracassons contre les rochers mais comme on dit, "No Danger, No Fun."

C'est un moment inoubliable pour moi, se retrouver dans un endroit pareil, seulement grâce a des rencontres, un endroit carrément inaccessible pour des étrangers qui nous est ouvert. Et c'est encore plus magique lorsque Eduardo nous apprend que nous avons atterris dans une tribu Maorie, une terre qui appartient à celui qui la travaille, une terre protégée par la danse du Haka et une terre que les non-natifs ont peur de foulée. Et pourtant nous sommes les bienvenues, et mieux encore lorsque Ned reviens il nous dit qu'il est fière que des voyageurs comme nous viennent de l'autre bout de la planête pour visiter leur leur pauvre contrée. Après s'être baigner, s'être étonner de la taille des poissons qu'ils ont pêcher (un requin de 40 cm!) nous rentrons à la ville par le même chemin cabossé. Il habite une maison en bois comme toutes les autres, sa mère regarde a télé, nous nous présentons. Apparemment les Maoris on un grand respect pour les anciens. Je veux dire par là que ce n'est pas seulement un respect par rapport a l'âge, la maturité et la connaissance mais une sorte de reconnaissance d'avoir protégé et permis au jeunes générations de profiter des terres telles quelles étaient déjà lorsqu'ils sont arrivés. Comme s'ils avaient respectés l'écriteau "Merci de quitter les lieux tels que vous les avez trouvés.". Nous les occidentaux avons pas mal de choses à apprendre de ces communautés. 

On nous offre la douche, quelques saucisses pour ne pas passer la nuit le ventre vide. Les premiers pétards sont allumés, les premières bières sortent du frigo, ce sera un nouvelle an en terre inconnue. Quelle terre?

Le plan est de partir sur Tolaga Bay pour passer la soirée dans un bar qui d'après les rencontres que nous faisons sera bondé car toute la famille vient. Eduardo conduit la voiture, nous resterons sur place cette nuit. C'est effectivement plein, des gens dehors, dedans un groupe de blues mené par un énorme black. Nous nous rassasions encore un peu au petit snack et essayons de rencontrer des gens, une fille, une autre, un mec, un zombie, la fumée des pétards, des policiers qui boivent avec la famille. Car en vérité dans une tribu tout le monde est de la famille, cousin par ci, tante par là, il n'y a pas d'étrangers même nous sommes des frères. Après quelques bières nous sommes crevés par le voyage, un peu perdu par l'ambiance trop différente de la notre, l'accent incompréhensible du maori bourré. Nous prenons une heure de sieste dans la voiture. Nous ne nous sentons pas vraiment a l'aise ici. Car tout le monde à quelque chose à se raconter qui ne nous appartient pas. 

Nous sommes réveillés par Ned et son énorme tatouage de Bob Marley dans le dos. Ils bougent a la plage, ici c'est "mort". Un grand feu, des canapés a même le sable, du reggae et les mêmes pétards. L'ambiance est plus chaleureuse, les gens s'ouvrent mieux a nous. On discute avec ce cousin qui pense que ça vas être dure dans les dix ans à venir car les immobiliers commencent à s'intéresser à leur terres et que les armes sont inégales. On discute avec cette cousine qui semble parler avant de penser, si l'alcool délie les langues et le cerveau et certains pensent que c'est intéressant mais parfois c'est un peu trop! Vient le levé du jour, un moment que nous passons que tout les trois sur la plage, les locaux sont désintéressés. Il est incroyable, un petit nuage surplombe la mer, il passe du blanc au jaune en passant par l'orange et fini par un rouge puissant qui ouvre la route du soleil. Eduardo prend des photos qui sont incroyables. Sur l'une d'elles il a réussit à capturer les étoiles du ciel et le début du levé du soleil, comme si on voyait le ciel de 2008 céder la place au soleil de 2009! On pourrait presque entendre les fanfares lorsque le soleil finit son spectacle et pourtant nous sommes absolument silencieux.

En un jour j'ai vécu tellement d'émotions que j'ai dormi 9 heures d'affilées, jusqu'à 17 heures. Un nouvelle an inoubliable.

La nuit du 31 Décembre au 1er Janvier, sur les terres de la tribu Ngāti Rangi aux environs de Reporua

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